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des pages et des mots
2 septembre 2016

Haig, les guerriers perdus de Thierry Poncet

extrait-du-roman-haig-les-guerriers-perdus-de-thierry-poncet-1-638

 

Synopsis

 

La belle Vanda nous l'avait mis profond.
Elle avait fait exploser la mine d'or, mis le feu à notre campement et s'était enfuie avec l'argent. Le grand Carlo nous a fait promettre de la retrouver et de nous venger.
Tous les sept, on a juré.
Et je vais vous dire un truc : on n'aurait pas dû. Parce que des États-Unis à l'Afrique, des Balkans au Mexique, il nous a coûté salement cher, le serment !

 

Mon avis

 

Tout d'abord, je remercie Joël des éditions Taurnada pour l'envoi de ce roman.

 

Si vous ne connaissez pas encore Haig, je vous invite à lire les deux romans de Thierry Poncet mettant en scène cet aventurier des temps modernes.  Le roman des guerriers perdus est tout à fait dans la même ligne que  Le secret des Monts Rouges. J’avais déjà apprécié le premier mais je pense pouvoir dire que j’ai encore plus aimé celui-ci. Il y a déjà la narration à la première personne du singulier (Haig) qui donne beaucoup de vie au récit. On s’attache très vite au personnage de Haig. Dans cette nouvelle histoire,  Haig rejoint sa bande de vieux copains de galère afin de retrouver et de faire payer une traître « jurons de retrouver cette pute, même si ça doit prendre un an,  deux ans, dix ans … promettons de la retrouver et de lui faire payer ça »

L’objet de leur vengeance est une femme nommée vanda, la petite troupe d’aventuriers se reforme pour lui régler son compte, le reste est dans ce roman détonnant de Thierry Poncet que je vous invite à lire.

On ne peut pas dire que je lise beaucoup de romans d’aventure, je peux même avouer que ce n’est pas mon premier choix en terme de littérature. Mais Haig m’a séduite dès le premier roman. Évidemment, le personnage, l’intrigue sont des éléments essentiels qui ont contribué à mon adhésion mais ce qui me plaît le plus c’est l’écriture de l’auteur.  Une écriture très aboutie, on sent une plume bien entraînée.  Une plume qui oscille entre le langage familier et soutenu, des descriptions agréables, élégantes aux dialogues explosifs. Un langage qui colle très bien à nos aventuriers parce qu’ils ne font pas dans la dentelle ces hommes-là. Ils sont brut de décoffrage, ont du répondant, sont décidés et rien ou presque ne peut les arrêter dans leur soif de vengeance. Et, puis, il va sans dire qu’aventure signifie actions, péripéties, rebondissements, exotisme. Tous les ingrédients sont présents dans ce roman, l’amour s’invite même sous les traits d’Aynur.

Il faut noter aussi les références géographiques et historiques très intéressantes. Dans ce roman, Haig atterrit en Albanie, ce petit pays qu’on sait tout juste situer sur une carte. L’auteur évoque la période très sombre qu’a vécu ce pays avec Enver Hoxha dit Hodja. L’Albanie vivra en huit-clos durant un demi-siècle  sous une dictature  très répressive.

Allez un reproche, c’est trop court ! Je serai bien restée plus longtemps en compagnie de Haig.

 

 

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