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Synopsis

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l’inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d’être la prochaine cible, il s’enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s’y perdre.
Best-seller partout où il est publié, ce roman troublant et cruel qui interroge la violence de la société, impose Stefan Ahnhem comme un des auteurs de thrillers scandinaves les plus prometteurs.

Mon avis 

 

Hors cadre, un baptême du feu réussi ? L’auteur nous livre un premier roman de plus de 500 pages dans lequel un mystérieux  assassin tue les anciens élèves d’une même classe à Helsingborg en Suède. L’inspecteur Fabian Risk, revenu à Helsingborg, la ville de son enfance, avec sa famille, faisait partie de cette classe et devient à son tour une potentielle victime. J’ai été complétement conquise par ce premier roman. Le rythme contribue grandement à capter l’attention du lecteur et à éviter l’assoupissement. En effet, les actions, les rebondissements, les précisions et détails de l’enquête ne laissent pas de place à un quelconque ennui.  Par ailleurs, le personnage de Fabian est intéressant, père de deux enfants, il vient de fuir la capitale pour tenter de reconstruire son couple mis à mal. Il a tendance à faire cavalier seul dans la résolution de cette enquête ce qui lui vaut quelques remontrances de sa chef. Il est entreprenant et vulnérable à la fois.

Ce roman alterne avec les écrits d’un adolescent (on imagine que c’est l’assassin plus jeune) qui rapporte le harcèlement dont il est la victime à l’école. La violence des actes est terrible et nous fait prendre conscience de la gravité de ce sujet relayé de plus en plus par les médias. Le journal intime est aussi un moyen d’orienter le lecteur sur la résolution de ces crimes ou pas … je n’en dis pas plus.

La dimension psychologique est alors assez importante et bien exploitée, puisque ce roman traite du sentiment de haine et de vengeance que peut contenir un seul être. On comprend alors à quel point l’enfance est une période de fondation importante pour la construction de la personne. On comprend aussi à quel point le milieu scolaire peut être hostile et malveillant. Si les uns sont les agresseurs, d’autres deviennent complices par leur silence. Si les uns sont populaires et craints, d’autres s’effacent et sont invisibles.

Pour finir, voici une petite partie du texte précédant la première partie résumant, de mon point de vue, toute la problématique de ce roman.

 

« A l’automne 2003, le psychologue Kipling D.Williams réalise une expérience qui consistait à exposer des sujets à l’exclusion sociale à travers un jeu de ballon virtuel, le Cyberball, où trois joueurs se faisaient des passes. Au bout d’un certain temps, deux des participants se mettaient à jouer uniquement entre eux.  Le troisième ignorant qu’il jouait contre des ordinateurs, se sentait aussitôt exclu Un sentiment si fort qu’on put mesurer au scanner un pic d’activité dans la même région du cerveau que le siège de la douleur physique »

 

Lu en partenariat avec Zonelivre