Le-roman-de-Sofia-henning-mankell

 

 

Synopsis

 

L’histoire vraie d’une jeune femme du Mozambique au destin tragique. Lors de l’explosion d’une mine dans son enfance, Sofia perd ses deux jambes et sa soeur Maria succombe à ses blessures. Plus tard son autre soeur meurt des suites du sida, et Sofia épouse Armando avec qui elle a 3 enfants. Mais son bonheur est de courte durée, son mari lui ment, la trompe, devient un voleur et finit par être tué.

 

Ce roman retrace l’histoire vraie de Sofia, une petite fille du Mozambique, qui survit à l’explosion d’une mine. Alors que sa soeur Maria succombe à ses blessures, Sofia perd ses deux jambes et doit désormais apprendre à marcher avec prothèses et béquilles. Peu de temps après, Rosa, sa soeur aînée, découvre qu’elle a le sida. Sofia aide Rosa autant qu’elle peut, jusqu’à sa mort. Heureusement, celui qu’elle aime, Armando, est là pour la réconforter… Sofia grandit, a trois enfants avec son mari. Mais son bonheur est de courte durée. La pauvreté rend Armando fou. Il lui ment, la trompe, et devient un voleur, et finit par être mis à mort.

 

 

 

Mon avis

Henning Mankell, connu et reconnu pour l’écriture de polars, a aussi publié quelques romans sur l’Afrique. C’est le cas du roman de Sofia, qui est la réunion de trois récits racontant l’histoire de Sofia, de l’âge de 10 ans à 20 ans. Sofia vit au Mozambique,  Mankell connaît bien ce pays puisqu’il a partagé sa vie entre la Suède et le Mozambique où il a monté une troupe de théâtre le « Teatro Avenida ».

Chaque récit traite d’une période décisive de la vie de Sofia .A ce sujet, j’avoue avoir été « perturbée » au deuxième récit puisque l’auteur y intègre un personnage qui n’est pas évoqué dans le premier récit (Rosa sa grande sœur), il m’a fallu quelques dizaines de pages pour rentrer dans cette nouvelle trame.

Chacun de ces récits évoque le courage et la détermination de Sofia. Sofia est une enfant meurtrie dans son âme (perte de son père et se sa sœur maria) et dans sa chair puisqu’elle perd ses deux jambes sur une mine anti-personnel.  Sa sœur Maria ne survivra pas à cet accident et Sofia prend alors conscience de la fragilité de la vie.  Le deuxième récit évoque le sida dont Rosa sa grande sœur sera victime. Plus que jamais, Sofia grandit et murit, les obstacles et les peines ne font que renforcer sa détermination. Enfin, le troisième récit évoque sa vie de femme, d’épouse et de mère. Si la vie lui a offert trois beaux enfants en bonne santé, Sofia est une épouse trahie et bafouée. Elle ira au-delà des préjugés pour essayer de sauver celui qu’elle aime.

Le feu et les flammes sont le fil conducteur de ces trois romans, Sofia y cherche selon une croyance populaire, des réponses et la force. Quand j’ai terminé ce roman et j’ai éprouvé un pincement au cœur. Je m’étais tellement attachée à Sofia … j’ai eu cette impression d’être à ses côtés tout au long de ces pages. Si j’avais pu, je l’aurais bien soutenue et aidée à marcher avec ses béquilles, je lui aurais bien donné de quoi manger pendant les jours difficiles. Le lecteur est comme un confident, Sofia nous livrant  ses pensées, ses regrets et déceptions, ses désirs et rêves.

  L’auteur nous transmet à travers ce roman son attachement pour le Mozambique et son attachement pour cette jeune-fille qui a vraiment existé et qu’il qualifie du mot suédois « okuvlig » qui signifie invincible, qui refuse de baisser les bras.